L’herméneutique formelle

mardi 6 juillet 2004.
 
Paris, 1991, Editions du CNRS.

L’hermenéutique formelle - 3.7 ko
L’hermenéutique formelle

L’herméneutique formelle, ou la pensée de la mathématique. Déjà selon l’enseignement de l’esthétique transcendantale kantienne, nous sommes à l’égard de l’infini, du continu et de l’espace, dans une situation herméneutique. Le développement de la mathématique moderne a largement confirmé cet enseignement, au gré d’événements comme l’ensemblisation et la formalisation de l’infini, la mise au jour d’une notion précise de la calculabilité, l’invention de juridictions non standard de la transcendance de l’infini, la synthèse du continu de Cantor-Dedekind, institué comme pôle d’une détermination tout à la fois topologique, cardinale et modale, la proposition du modèle concurrent du continu-discret, ou la thématisation autonome de la localité en géométrie (sur le mode topologique, différentiable ou faisceautique notamment) : tous ces événements étaient autant de reprises et de relances de l’herméneutique de l’infini, du continu et de l’espace par la mathématique.
Une telle vision de la dimension pensante des mathématiques est nécessairement liée à une évaluation de l’épistémologie : on soutient ici que comme telle, celle-ci est déjà toute la philosophie, la philosophie dans ce qu’elle a de plus propre, bien que toute philosophie, naturellement, ne soit pas épistémologique.

Recension du livre par Jean Lassègue


Répondre à cet article

Forum